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1914-1918 : la force des images

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Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre-1918, cette exposition met en exergue le rôle primordial des images à l’aube du 20ème siècle. Face aux affiches de propagande, les artistes livrent leur propre perception du conflit, tant à l’arrière que sur le front, depuis le fort élan patriotique des débuts, jusqu’à la guerre d’usure et à la dure réalité des tranchées.300

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Du 9 novembre 2018 au 10 février 2019

1914-1918 : la force des images

Exposition

Musée de Vernon - Vernon (27)

  • Histoire
  • Art

Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre-1918, cette exposition met en exergue le rôle primordial des images à l’aube du 20ème siècle. Face aux affiches de propagande, les artistes livrent leur propre perception du conflit, tant à l’arrière que sur le front, depuis le fort élan patriotique des débuts, jusqu’à la guerre d’usure et à la dure réalité des tranchées.

Soixante-dix millions de combattants, près de dix millions de morts et quarante millions de blessés. La Première Guerre mondiale n’a épargné personne, pas même les populations civiles qui ont été particulièrement éprouvées. Les exodes massifs de population, les destructions des bombardements, les privations : les conditions de vie à l’arrière étaient également difficiles. Dès l’automne 1914, l’espoir d’une victoire rapide s’amenuise. L’arrivée des populations déplacées par la violence des conflits met les Parisiens au contact d’une réalité difficile.

La propagande au service de l’effort de guerre
La nécessité de maintenir le moral des Français, mais aussi d’obtenir de leur part des efforts toujours plus soutenus explique en partie le développement exponentiel des affiches durant le conflit. Dans un pays où l’accès à la radio n’était que peu répandu et où les journaux étaient réservés à ceux qui savaient lire, l’affiche illustrée constitue le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour toucher le plus grand nombre. Elle est utilisée pour mobiliser les populations aux causes nationales, en mettant en exergue le sentiment patriotique : souscriptions ; appel en faveur des blessés, des orphelins de guerre et des réfugiés ; soutien à l’effort national. Rapidement, la guerre des images entre en conflit avec les images réelles de la guerre.
Ces images de propagande ont souvent été appelées « bourrage de crâne » par les soldats français. Niant les conditions de vie effroyables des combattants sur le front, elles offrent une image héroïsée des soldats, qui acceptent mal de voir leurs souffrances ainsi niées.

Visions d’artistes
Rapidement, des témoignages parallèles du conflit apparaissent. Ils proviennent en premier lieu des écrits et des récits des soldats eux-mêmes. Autorisés à rentrer en permission à partir de 1915, ils peuvent relater directement les horreurs quotidiennes qu’ils subissent. Des récits, dont celui très célèbre d’Henri Barbusse, Le Feu, prix Goncourt en 1916, permettent aux civils de découvrir les épreuves endurées par les soldats.
Peintres et dessinateurs, comptent parmi les observateurs privilégiés de ce conflit. Les œuvres rapportées par les artistes, qu’ils soient mobilisés, envoyés par le Ministère de la Guerre ou par celui des Beaux-Arts, attestent, par le biais de sensibilités très diverses, de la sidération devant les destructions, de la violence des combats et de la souffrance des hommes.

55 œuvres rassemblées
Le musée a pu s’appuyer en premier lieu sur deux importants fonds dont il dispose grâce à des donations, enrichies par la suite, d’œuvres de Théophile-Alexandre Steinlen d’une part et de Robert Noir d’autre part.
Des œuvres de Maximilien Luce, de Félix Vallotton, de Maurice Denis, de Joseph-Félix Bouchor ou encore d’André Devambez viennent compléter son propos, grâce à des prêts émanant de collections particulières et d’une dizaine de musées, parmi lesquels : le musée d’Orsay, le musée de la Chartreuse à Douai, le musée franco-américain du château de Blérancourt, le musée de Morlaix, le musée de l’Oise, le musée des impressionnismes Giverny…

Langues parlées :

French

Accessibilité :

Déficience motriceJeune public

Disponible sur place :

- Boutique

Horaires

du mardi au vendredi : 14 h - 17 h 30
samedi et dimanche : 14 h 30 - 17 h 30

Accès

12, rue du Pont
27200 Vernon

En centre-ville

Parking Clemenceau à proximité (gratuit le dimanche)

Contact

Musée de Vernon
12, rue du Pont
27200 Vernon

Tél. 02 32 21 09 28

musee chez vernon27.fr