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Musée Nicolas Poussin

Musée Nicolas Poussin
Musée Nicolas Poussin Rue Sainte-Clotilde 27700 Les Andelys

Rue Sainte-Clotilde, 27700 Les Andelys

02 32 54 31 78

Musée Nicolas Poussin

Les Andelys (27)

Le musée Nicolas Poussin est un musée d’art et d’histoire situé dans une ancienne demeure bourgeoise datée du XVIIIe siècle. Ses collections retracent l’histoire de la ville des Andelys de la période préhistorique aux activités industrielles du XXème siècle.
Le fleuron des collections est représenté par le tableau "Coriolan supplié par sa famille" peint par Nicolas Poussin en 1652.

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Langues parlées :

French

Accessibilité :

Chiens guides acceptésDéficience auditiveDéficience psychiqueDéficience visuelleJeune public
  • Horaires

  • Tarifs

  • Groupes

  • Le musée

  • Horaires

    Ouverture

    Ouvert tous les jours de 14h à 18h sauf le mardi.

    Fermeture

    Fermé d’Octobre à mars

  • Tarifs

    Tarif plein

    3,50€

    Tarifs réduits

    Enfant de moins de 10 ans : 1,60€
    Etudiants : 1,60€
    Demandeurs d’emploi : 1,60€
    Handicap : 1,60€
    plus de 60 ans : 1,60€

    Paiement

    chèques et espèces acceptés

  • Groupes

    Adultes

    Sur rendez-vous
    de 20 à 30 personnes
    1,30 € : visites libres
    4,50 € : visites guidées
    contact : 02 32 54 31 78 ou
    musee.nicolas.poussin chez ville-andelys.fr

    Scolaires

    sur rendez-vous

    contact : 02 32 54 31 78 ou
    musee.nicolas.poussin chez ville-andelys.fr

    Périscolaires

    sur rendez-vous

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    Contact

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    musee.nicolas.poussin chez ville-andelys.fr

  • Le musée

    • Un musée municipal créé au XIXe siècle par un érudit local, Pierre Désiré Coutil

    La ville des Andelys fut dotée au cours de la seconde moitié du XIXe siècle d’un musée. Ce dernier fut détruit dans l’incendie de l’hôtel de ville lors du bombardement du 8 juin 1940 par l’armée allemande au début de la Seconde Guerre mondiale. Quelques objets de la collection ont pu cependant être sauvés et font partie intégrante de la collection de l’actuel musée Nicolas Poussin. Malheureusement les archives de ce premier musée ont disparu lors de cette catastrophe.

    Aujourd’hui, la date précise de la création de ce musée nous est inconnue. Un catalogue des collections réalisé en 1936 par le conservateur Léon Coutil (1856-1943), fils de Pierre Désiré Coutil (1821-1898), mentionne son existence en 1866. Ce document signale également qu’un numéro du « Journal des Andelys » datant de janvier 1886 fait état de deux salles situées dans les combles de l’hôtel de ville affectées à l’usage d’un musée et qui jouxtaient une bibliothèque. L’hôtel de ville aujourd’hui disparu fut aménagé sur l’emplacement de l’ancienne maison de Pierre et Thomas Corneille, construite en 1640 et transformée en mairie vers 1858. La création de ces deux salles, entre 1858 et 1866, était due à l’impulsion d’un érudit local, Pierre Désiré Coutil. Le musée s’inscrivait dans la tradition des musées de ville dont les exemples se sont multipliés à cette époque et présentait une vision pluridisciplinaire, réunissant des collections très variées en correspondance avec le patrimoine local (archéologie, Beaux-Arts, histoire naturelle). Il fut considéré dès l’origine comme une institution communale à part entière, destinée aux andelysiens afin de leur faire connaître leur patrimoine.

    Le 26 février 1899, le maire de la ville donna lecture au conseil municipal d’une lettre que lui avait adressé Léon Coutil pour demander que le musée soit dénommé « Nicolas Poussin », en hommage au grand peintre du XVIIe siècle natif des Andelys. Cette demande fut adoptée à l’unanimité par le conseil.

    En 1905, les collections patrimoniales furent installées dans des salles aménagées spécialement à cet effet. L’ancienne bibliothèque, dont les ouvrages pourrissaient à cause des infiltrations d’eau par le toit, fut assainie afin de recevoir des tableaux. A partir de ce moment, un modeste budget annuel de deux cents francs de l’époque fut alloué au musée.

    Le 16 septembre 1934, de nouvelles salles au sein de l’hôtel de ville, dont une salle portant sur Nicolas Poussin, furent inaugurées par Mr Rougeon, conservateur au Musée du Louvre. Le musée était probablement d’une taille relativement importante car il occupait en 1937 les deux étages de l’hôtel de ville et au rez-de-chaussée les salles du conseil et des commissions.

    Après l’incendie de l’hôtel de ville en 1940, la ville des Andelys fut dépourvue d’une véritable institution muséale. Nommé conservateur le 8 octobre 1948 à la suite de Léon Coutil, le peintre René Sautin tenta de faire renaître le musée dont les œuvres restantes furent provisoirement installées dans une annexe de la mairie ouverte sur demande. Quelques expositions furent présentées dans le hall de l’hôtel de ville mais ces efforts n’aboutirent pas à l’édification d’un musée ouvert au public.

    • La création du musée Nicolas Poussin par la municipalité des Andelys

    En 1970, le docteur Albert René Marie Giraud qui fut médecin en chef de l’hôpital Saint-Jacques de 1894 à 1945, fit don de sa maison à la commune des Andelys à condition d’y créer un musée.

    L’implication de la municipalité et du maire de l’époque, René Tomasini, fut déterminante. Ce dernier souhaitait que la demeure du docteur Giraud devienne un lieu de culture et de création accueillant des salons artistiques présentant les œuvres d’artistes contemporains locaux et régionaux.

    On rassembla autour du tableau de Nicolas Poussin et de ce qui restait des anciennes collections (peintures, dessins, gravures, mobilier archéologique) des objets mis en dépôt appartenant à l’hôpital Saint-Jacques, aux paroisses des Andelys et à quelques communes avoisinantes.

    Le musée Nicolas Poussin fut inauguré en juillet 1971.

    Les collections

    Le musée Nicolas Poussin est un musée d’Art et d’Histoire de la ville des Andelys.
    Les collections exposées sont composées d’objets très divers, et abordent plusieurs disciplines telles que les Beaux-Arts, les arts décoratifs, l’archéologie, l’histoire industrielle, l’histoire et l’ethnologie locale.
    L’ensemble des collections présente diverses facettes de la ville des Andelys : patrimoine historique, artistique, archéologique, ethnologique et industriel. Cette diversité manifeste une richesse qui permet d’appréhender les différentes physionomies de l’histoire des Andelys et d’y porter un large regard.

    • Le fleuron des collection est le tableau de Nicolas Poussin peint vers 1652 : "Coriolan supplié par sa famille".
    • Nicolas Poussin est né le 15 juin 1594 à Villers, hameau des Andelys.
      Il reçoit une solide instruction et fut initié à la peinture par Quentin Varin, en 1612, aux Andelys. Il se forme à Paris dans les ateliers de Ferdinand Elle et de Georges Lallemand. En 1621, ses travaux attirent l’attention du Cavalier Marin, poète italien, installé en 1615 à la cour de France. C’est un peintre formé qui arrive à Rome en 1624. Nicolas Poussin y étudie assidûment la peinture de Jules Romain, de Raphaël ainsi que les monuments antiques. Grand amateur de livres, Poussin se plonge dans la lecture d’ouvrages théoriques d’Alberti, de Léonard de Vinci, de Dürer en étudiant l’optique, la géométrie et la perspective.
      Son art s’épanouit à Rome où il élabore les bases du classicisme, mouvement qui prône l’idéal et qui aspire à une harmonisation de la réalité, de la suprême perfection, tout en gardant la liberté de l’imagination en se rattachant aux vertus de l’Antiquité.
      Au 17ème siècle, cette Ecole va provoquer un véritable enthousiasme dans les hautes sphères de la société, surtout dans le clergé et chez les intellectuels de l’époque. En 1640, le cardinal de Richelieu invite Nicolas Poussin en lui offrant les avantages attachés à la charge de Premier peintre du Roi. L’épisode parisien sera de courte durée (1640-1642). L’artiste dont la pensée philosophique est proche du stoïcisme désire revenir dans la capitale de la chrétienté qui est aussi la capitale des arts.
      Nicolas Poussin meurt à Rome le 19 novembre 1665 où il sera enterré dans l’église San Lorenzo in Lucina. Il occupe une place unique dans l’histoire de la peinture européenne.
    • « Coriolan Supplié par sa famille »- vers 1652-huile sur toile- musée Nicolas Poussin des Andelys
      L’œuvre, riche en iconographie, se présente en une composition longitudinale complexe, tel un bas-relief antique.
      Le tableau raconte l ‘histoire du général romain s’apprêtant à combattre sa patrie et qui se laisse fléchir par sa mère et son épouse. Le cheminement du peintre, alors proche de la soixantaine, y apparaît nettement. L’artiste a mûri son art, exposant une frise éloquente et théâtrale : bras enchevêtrés, tension des corps, bouches ouvertes sur des visages rappelant les masques du théâtre grec. Les figures expriment leur monde intérieur : fureur du Coriolan, détresse et détermination des femmes concentrant l’intensité scénique. Le « Coriolan » exprime l’expression des Passions.
      L’allégorie de Rome accompagnée de la figure de la Fortune (le destin), hiératique, contraste avec le personnage du Coriolan tout en oblique symbolisant la colère extrême.
      Fortuna était honorée à Rome sous de nombreux vocables. Elle portait le nom de FORTUNA PUBLICA POPULI ROMANI.
      Sous le nom de FORTUNA MULIERIS, protectrice des matrones univirae (mariées une seule fois), elle avait décidé Coriolan à lever le siège de Rome sur les instances de sa mère et des patriciennes romaines.
      L’artiste ne songe pas ici à reproduire une nature réaliste, mais à reconstituer librement une peinture d’histoire, un art imaginatif, désirant frapper les esprits. Cette œuvre de la maturité souligne l’apogée technique de l’artiste, son amour de la rigueur et son admiration pour les vertus des Anciens. Nicolas Poussin y illustre une morale en proposant une méditation sur l’amour filial, la fidélité que l’on doit à sa patrie et la Vertu qui doit dominer en politique.
    • Nicolas Poussin fut admiré par Charles Lebrun, Rousseau, Chateaubriand, David, Ingres, les peintres académiques…
      Poussin continue toujours d’influencer les artistes modernes. Après Cézanne, il marque les cubistes pour sa cohérence plastique. Pablo Picasso a étudié la composition du Massacre des Innocents pour réaliser son « Guernica ».
      Il a inspiré aussi des artistes et des intellectuels comme André Masson et le poète Yves Bonnefoy.
    • « Poussin a placé la barre très haut ; on ne pénètre pas aisément dans son monde. S’il demeure l’artiste favori de bien des peintres et des historiens d’art, si son prestige auprès des amateurs est immense, il n’en demeure pas moins difficilement compréhensible pour un large public. On ne peut regarder rapidement ses tableaux ; il convient de faire un effort et cet effort nécessite du temps. »
      Pierre Rosenberg

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